Documentaire

 

FASHION TECHNOLOGY : PROJET DOCUMENTAIRE

De gauche à droite et de bas en haut : robe 3D printée de Francis Bitonti pour Dita Von Teese (2013) ; Laser dress d’Hussein Chalayan (2008) et chapeau Virtual reality de Philip Treacy (2012), tous deux avec Moritz Waldemeyer ; Google Glass au défilé Diane Von Fürstenberg (2012) ; Spider dress d’Anouk Wipprecht (2015) ; Remote control dress d’Hussein Chalayan (2000) ; bracelet connecté MICA d’Opening Ceremony avec Intel (2014), robe en animatronique, collection One hundred and eleven d’Hussein Chalayan (2007) ; cape et jupe Anthozoa, collection Voltage d’Iris van Herpen (2013), robe CuteCircuit (2014), robe en mapping vidéo 3D de Franck Sorbier avec Intel (2012) et robe en LED d’Alexander McQueen pour Givenchy (1999).


De gauche à droite et de bas en haut : robe 3D printée de Francis Bitonti pour Dita Von Teese (2013) ; Laser dress d’Hussein Chalayan (2008) et chapeau Virtual reality de Philip Treacy (2012), tous deux avec Moritz Waldemeyer ; Google Glass au défilé Diane Von Fürstenberg (2012) ; Spider dress d’Anouk Wipprecht (2015) ; Remote control dress d’Hussein Chalayan (2000) ; bracelet connecté MICA d’Opening Ceremony avec Intel (2014), robe en animatronique, collection One hundred and eleven d’Hussein Chalayan (2007) ; cape et jupe Anthozoa, collection Voltage d’Iris van Herpen (2013), robe CuteCircuit (2014), robe en mapping vidéo 3D de Franck Sorbier avec Intel (2012) et robe en LED d’Alexander McQueen pour Givenchy (1999).

JOURNALISTE ET AUTEUR : LUDMILLA INTRAVAIA

REALISATEUR : CHRISTOPHE DUMOULIN

INTRODUCTION : "Voulez-vous m’aider à recharger ma robe ?"

Lady Gaga et sa robe iPad, lors de l’émission d’Alan Carr, Chatty Man, le 6 décembre 2013.

Lady Gaga et sa robe iPad, lors de l’émission d’Alan Carr, Chatty Man, le 6 décembre 2013.

"Voulez-vous m’aider à recharger ma robe ?' Lady Gaga est manifestement très amusée, lorsqu’elle demande à Alan Carr de farfouiller sous sa jupe pour y recharger la batterie de sa robe iPad, au corsage agrémenté d’une tablette Apple, sur le plateau de l’émission du célèbre humoriste, Chatty Man. La star rigole sous sa perruque en fibre optique, tandis que l’animateur, badin, complait à son désir, pas si étonné finalement de l’incongruité de la situation. Il est vrai qu’avec toutes ses excentricités, ses lunettes iPod, ses tenues extravagantes en plastique 3D printé et ses costumes qui bougent tout seuls, la chanteuse américaine a habitué son public aux surprises vestimentaires en tous genres, elle qui s’est quand même envolée dans une robe en drones, lors d’un événement new yorkais, il y a quelques années.

Lady Gaga s’envole dans Volantis, the "Flying dress", propulsée par des drones, à l’occasion du lancement de son album ArtPop, sorti le 11 novembre 2013.

Lady Gaga s’envole dans Volantis, the "Flying dress", propulsée par des drones, à l’occasion du lancement de son album ArtPop, sorti le 11 novembre 2013.

Mais si Alan Carr affiche une attitude aussi dégagée, c’est que cette "fashion tech", cette mode technologique, s’invite dorénavant partout. Ce sont les robes de Katy Perry et de Rihanna, en concert ou sur tapis rouge, les vestes laser des Black Eyed Peas et de Bono, les manteaux chauffants Courrèges, à la Fashion Week de Paris 2016, les sacs rechargeables pour téléphone de Ralf Lauren, les Google Glass d’un défilé Diane Von Fürstenberg, la Watch de la marque à la pomme dévoilée chez Colette avec ses bracelets signés Hermès, et tous ces "wearables", montres, wristband et objets connectés traqueurs d’activité qui, de fonctionnels et pratiques, sont également devenus esthétiques et branchés.

La créatrice Diane Von Fürstenberg salue le public en Google Glass, en compagnie de Sergei Brin, cofondateur de Google, lors de son défilé prêt-à-porter printemps-été 2013 à la New York Fashion Week, en septembre 2012.

La créatrice Diane Von Fürstenberg salue le public en Google Glass, en compagnie de Sergei Brin, cofondateur de Google, lors de son défilé prêt-à-porter printemps-été 2013 à la New York Fashion Week, en septembre 2012.

Une fashion tech qui pousse également les portes des musées, comme en témoigne, par exemple, l’exposition soutenue par Apple, Manus x Machina : Fashion in an age of Technology de l’Institut du costume du Metropolitan Museum of Art (MET) de New York, qui s'est déroulée du 5 mai au 5 septembre 2016 (lire ManusXMachina au MET : l’expo fashion tech en images). 

Expo ManusXMachina au MET de New York, du 5 mai au 5 septembre 2016 (photo by Le boudoir numérique, le 1er août 2016)

Expo ManusXMachina au MET de New York, du 5 mai au 5 septembre 2016 (photo by Le boudoir numérique, le 1er août 2016)

Technologie et mode ont décidé de s’allier et marchent dorénavant main dans la main. Cette révolution technologique dans la mode du futur sera-t-elle celle admirée sur les catwalks, les tapis rouges et les plateaux de télévision ? Celle des robes qui vibrionnent de tous leurs LED? Des montres qui entonnent leur BIP BIP, au moindre SMS reçus ? Non, rassurez-vous : vous ne ferez pas vos courses, demain, dans une veste qui clignote, en babillant avec votre mère, un bracelet connecté, vissé au coin de la bouche. Evidement. 

Mais cette fashion technology,  clinquante souvent, encore trop gadget que réellement utile, n’est que le symptôme d’une réflexion plus profonde sur le vêtement et ses fonctionnalités, rehaussées par la technologie. La pointe de l’iceberg d’une mode plus discrète, intime et sensible, de plus en plus proche de son utilisateur. Plus durable et respectueuse de l’environnement aussi. A quoi cette mode du futur ressemblera-t-elle et comment va t-elle nous transformer ? C’est ce que nous vous proposons de découvrir dans ce documentaire.

Projet de documentaire "Fashion Technology" by Le boudoir numérique.

Projet de documentaire "Fashion Technology" by Le boudoir numérique.

* Le scénario du documentaire Fashion Technology, de même que le budget de production du film sont consultables, sur demande, au Boudoir numérique. Version anglaise du scénario disponible.

Ludmilla Intravaia